Marc Delantre
QUI SONT LES ELOHIM ? DIEU !
C’est même au premier paragraphe de la Genèse !


ATTENTION : Ce texte ci-dessous ne vient pas de moi. Il m’a été proposé hier, probablement par les Elohim eux-mêmes. Je l’ai donc repris en partie, malgré le fait que ce ne soit pas mon style d’écriture. Il est parfois amusant et a au moins le mérite de donner des références claires, pour comprendre comment l’Église a créé un faux Dieu, et ainsi caché la vérité aux Hommes, et surtout caché leurs véritables origines. J’ai aussi un peu adapté ce texte qui semble daté de quelques décennies, peut-être les années 60.
 
La majorité des personnes lisent à peu près tous les mêmes Bibles. Il y a pour les francophones 14 principales traductions en français de la Bible. Il faut savoir que la Bible, dont les écrits originaux sont en ancien hébreu, a d’abord été traduite en grec à partir du texte en araméen, puis en latin à partir du texte grec, pour être traduite enfin en français, et dans les autres langues modernes, dont l’anglais.
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La plupart du temps, les Bibles ont été de nombreuses fois recopiées, retraduites, révisées, corrigées, manipulées par des copistes, des interprètes, des traducteurs et éditeurs de tous poils ! Ceci a entraîné des divergences, des inexactitudes, voire des "fautes"... dont la plupart ont été introduites délibérément, etc.

Mais alors, y a-t-il une clé pour retrouver la vérité, et si oui où est-elle ?

La clé, c’est d’aller à la source. Bon... mais c’est quoi la source ? Ce sont les écrits originaux en Hébreu, avec les noms, les substantifs originaux en Hébreu dans le texte. Mais attention, pour trouver ces écrits originaux, il faut les chercher dans "la Torah" (livre écrit en hébreu ancien et nommé aussi "Thora" ou "Tora"). C’est là que sont les textes originaux du véritable "Pentateuque", ensemble des 5 premiers livres de la Bible, "La Genèse", "L’exode", etc.

Alors que voit-on, en Hébreu dans la Torah, la Bible originale ?

Tout simplement on y constate que le mot "Dieu" ne se trouve nulle part dans le texte ! Et s’il n’y a pas de mot "Dieu" dans l’original de la Bible en Hébreu, c’est qu’il n’y a jamais eu de Dieu unique, immatériel, tout puissant !

Par ailleurs, comme la "Bible" a été rédigée, pour la première fois, en Hébreu, c’est donc dans la langue hébraïque qu’elle doit être prise en compte, avec toutes les spécificités et particularités de cette langue au niveau du vocabulaire et de la grammaire. Un très grand expert ayant travaillé pendant des décennies en tant que traducteur pour le Vatican, en a fait l’analyse en long et en large. Il s’appelle Mauro Biglino et son livre le plus célèbre s’intitule, "La Bible ne parle pas de Dieu !"

Quel est donc le mot autour duquel tout s’articule dans cette première Bible en Hébreu ? Ce mot est un nom : le nom "Elohim". Et le premier verset de la Bible, le voici en hébreu : "Bereshit bara Elohim et ha shamaïm vé et ha éretz". Ce qui se traduit tout bonnement en français par : "Au commencement Elohim créa le ciel et la terre". Or, "Elohim", selon la grammaire hébraïque, est un pluriel qui signifie "Les Dieux".

On n’a pas le droit de détruire un nom propre quand on le traduit. A travers les différentes langues employées, un nom propre doit rester ce qu’il est, sinon c’est tout le texte qu’on défigure. On ne peut pas traduire Elohim par "Dieu", c’est une tromperie, répétée dans toutes les traductions, et voulue pour cacher la vérité.
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Revenons sur ce mot "Elohim", placé en tête de la première phrase de la Genèse... c’est bien le cas de dire qu’il est "primordial". Sa forme contractée c’est "El", son singulier "Eloha" (ou "Eloah") et "Elohim" lui-même est un pluriel... incontestable, incontournable, puisqu’en hébreu le suffixe "im" ne peut marquer que le pluriel. 

C’est tellement vrai que si on disait en hébreu "les Elohim" on ferait un pléonasme. En hébreu on ne peut pas non plus dire "les Elohas" pour exprimer qu’on désigne plus d’un "Eloha", cette tournure n’existe pas, on dit tout simplement "Elohim", c’est dans ce cas-ci la seule possibilité d’exprimer un pluriel.

Il suffit, pour en avoir la confirmation, de prendre par exemple le dictionnaire Larousse, édition 1965. Pour ce mot on peut lire : "Elohim", mot hébreu (...) pluriel de el ou eloha ... »! Donc, ce mot pluriel - l’entité centrale de la Bible - désigne bien les créateurs des Hommes, et qu’il est bel et bien un pluriel parfaitement défini, qui désigne une entité d’individus distincts... Autrement dit : ce mot "Elohim", dans la Bible originale, désigne bien un peuple, et non un Dieu.

Mais, pourquoi, dans le Christianisme, la Papauté l’a-t-elle écarté, remplacé par autre mot ? Pourquoi les Institutions Judéo-Chrétiennes ont-elles accepté, elles aussi, que le sens littéral du terme original soit écarté, remplacé par un autre sens tout à fait différent, pourquoi donc ? Bonne question, qui nous emmène, dans la foulée, à poser d’emblée la suivante :

D’où vient donc ce mot "Dieu" ?

Ce mot s’est glissé dans le français, au IXème siècle, après Jésus Christ ; Avant cette époque il n’existait pas dans cette langue. Par rapport à l’Histoire millénaire des religions il est donc très récent ! Son origine se rattache à une source indo-européenne, et son ancêtre lointain est le fameux "Dei", qui était utilisé par les primitifs en Europe pour exprimer la lumière du soleil, et d’autres phénomènes lumineux observés dans le ciel. On peut dire que, étymologiquement, "Dei" signifiait et signifie toujours : "lumière dans le ciel".

A un moment donné de leur histoire les Romains ont adopté, sous le nom de Jupiter, le "Zeus" des Grecs. Ce nom - celui du dieu suprême dans la mythologie grecque - "Zeus" se prononçait "Zeous", ce qui a donné "Deus" (prononciation latine). Et, c’est de cette façon-là que recentré sur la racine "Di" en français, le mot "Dieu" a pris naissance à partir du latin "Deus". Donc, avec ce mot "Dieu" on est donc très loin d’une traduction honnête du mot "Elohim", ce mot central de la Bible originale !
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Force est de reconnaître qu’ensuite, les conciles du Latran, du Vatican et d’autres encore, plus les tribunaux de l’Inquisition, ont fait tout ce qu’il fallait pour que l’Eglise impose, en force, ce mot "Dieu" aux populations européennes.

Inutile d’entrer ici dans le détail de toutes les monstruosités qui ont été commises pour que triomphe cette conception de l’univers... au profit exclusif de l’Eglise. Malheureusement le fait est bien là... C’est ainsi que s’est construit le pouvoir de l’Eglise et la puissance mondiale du Vatican : en camouflant la vérité et en écrasant toutes les rebellions, d’où qu’elles viennent !
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Que de tromperies ignobles et iniques !

Dans la Bible originale en Hébreu les deux noms qui reviennent le plus fréquemment sont Elohim (2.312 fois) et Yahvé (6.499 fois). Mais, il n’y a pas que ces deux noms là, il y en a encore d’autres, comme par exemples: Adonaï, El-Shaddaï, El-Elyon, El-Roi, El-Bethel, etc.

Encore une fois, le mot de "Dieu" au nom duquel l’Eglise prétend parler, ce mot lui-même n’existe pas dans la "vraie" Bible, la Torah, Bible originale et originelle... dans la mesure où c’est elle qui explique fondamentalement l’origine de notre humanité !

Mais arrêtons-nous au moins sur deux des autres pluriels dont on vient de voir une courte liste ; on choisira d’abord "El-Shaddaï", pour dire qu’il signifie "ceux d’en haut" en hébreu, et puis le pluriel "Adonaï", également fort intéressant.

Selon des lois judaïques, il est interdit aux juifs de prononcer le mot "Elohim", ainsi que le mot "Yahvé", car un des commandements dictés à Moïse au Mont Sinaï dit : « tu ne prononceras pas en vain le nom de Yahvé, car Yahvé n’innocente pas celui qui prononce son nom en vain » (EXODE XX, 7, Bible de Dhorme). Ainsi, beaucoup de juifs pour prier, lisent, disent et pensent le mot "Adonaï".

D’où vient ce mot "Adonaï" ? C’est le pluriel du mot hébreu "Adon", qui veut dire "Maître". Donc "Adonaï" veut dire "Les Maîtres". Dès lors, "Adonaï" est tout simplement un autre mot hébreu pour désigner "Elohim", ce pluriel qui signifie "les Autres" ou "Ceux qui sont venus du Ciel" .

Les Catholiques, l’Eglise, tout le Judéo-christianisme a traduit l’ensemble de ces noms par "Dieu", "le Tout-Puissant", "le Seigneur" ! Ce qui est entièrement faux et une escroquerie intellectuelle grotesque...

Le verset de la GENESE (I, 26) où, au sixième jour, Elohim dit : « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance ! » prend cette fois tout son sens. Les Elohim ont une forme humaine. Dans certains passages de la Torah (Bible en hébreu), on parle de "Bénéi ha Elohim", ce qui, littéralement, veut dire "les fils d’Elohim", cela aussi devient compréhensible. On parle donc bien d’un peuple venu du ciel, Elohim étant déjà au pluriel, ainsi que de leurs enfants.

Et surtout le passage suivant de la Torah, que je tiens beaucoup à citer, parce que les prêtres chrétiens/catholiques souhaitent le cacher le plus possible, tellement il les dérange. Ce passage devient merveilleusement compréhensible puisqu’il décrit ces dieux comme des êtres humanisés, physiques, faits de chair et de sang... donc, à la forme humaine comme nous le sommes. Le voici :

« Quand les hommes commencèrent à se multiplier à la surface du sol et que des filles leur naquirent, il advint que les fils d’Elohim s’aperçurent que les filles des hommes étaient belles. Ils prirent donc pour eux des femmes parmi toutes celles qu’ils avaient élues [...] En ces jours-là il y avait des géants sur la terre et même après cela : quand les fils d’Elohim venaient vers les filles des hommes et qu’elles enfantaient d’eux, c’étaient les héros qui furent jadis des hommes de renom »
(GENÈSE VI, 1,2 ET 4, édition Edouard Dhorme).

J’aime ce passage, je l’adore, c’est un régal à le mettre sous le nez des chrétiens ! Comment peuvent-ils le comprendre si Dieu est unique, immatériel et imagé ? On parle ici très clairement des fils d’Elohim, d’un peuple qui est venu du ciel, et dont quelques-uns de ces fils se sont accouplés avec les filles des hommes. Cela prouve que nous sommes faits à leur image et que la procréation était ou est toujours possible.

On est donc à des années-lumières, c’est le cas de le dire, du prétendu Dieu, revendiqué par l’Eglise chrétienne.


Source originale de ce texte : ici 


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